Archives de catégorie : Critique

Islamo-gauchisme : point de vue de sociologue

Le terme d’islamo-gauchisme fait débat actuellement, d’autant plus depuis que la ministre des études supérieures et de l’innovation Frédérique Vidal l’a utilisé pour qualifier certaines recherches universitaires, allant jusqu’à parler de gangrène, et plus grave encore, souhaitant enquêter dans les Universités.

Que signifie ce terme pour les personnes qui l’utilisent ? Est-il reconnu scientifiquement ? Qui sont les personnes ou quelles sont les idées visées par là ?

Nous vous proposons d’écouter l’interview du sociologue Jessy Cormont qui revient sur le terme d’islamo-gauchisme. Dans un premier temps Jessy Cormont nous explique d’où vient ce terme, qui l’utilise et qui vise-t-il à qualifier, puis dans un second temps le sociologue revient sur le glissement de la disqualification à la discrimination politique illégale et ses conséquences dans les universités et dans un troisième temps il explique en quoi cette discrimination vise toutes les personnes qui analysent et dénoncent les idées réactionnaires : racisme, sexisme, homophobie, transphobie…

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Photo : aaron-blanco-tejedor / Musique : 33 Folc Songs To Beat a Pandemic : Kick out the virus​ !​!

5G mon amour – N. Bérard

Nicolas Bérard, journaliste, auteur de 5G mon amour, enquête sur la face cachée des réseaux mobiles (Le passager clandestin / l’âge de faire), était de passage dans la région pour une tournée de conférences, organisée par les collectifs ACCAD, CALGEA, Stop Linky et 5G Pays de Condé, le collectif lambersartois et l’association Leforest-Environnement.

Nous proposons la diffusion de la conférence dans son intégralité:

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Photos: Robert Gale on Unsplash / Musique : Donhavur – Can’t and never will relate

La parole aux adopté-es

Samedi 3 octobre, l’Atelier d’Histoire Critique a accueilli Hélène Reynaert, diplômée de l’EHESS et docteure en histoire, et Joohee Bourgain, enseignante et militante antiraciste, pour une rencontre autour de l’adoption internationale reconsidérée du point de vue des adopté-es.

Une conférence intitulée « La parole aux adopté-es! Expression et organisation des adopté-es d’origine étrangère en France depuis les années 1980 », que vous pouvez retrouver ici :

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Violences policières – Les réfractaires du 80

Le mouvement « Black lives matter » met en avant le racisme d’État, le racisme comme système, la brutalité des forces de l’ordre, la violence des rapports de classe dans la société capitaliste en France comme aux USA. Sur ce sujet, nous avons souhaité donner la parole à des personnes qui ont subie ou subissent cette violence. C’est le cas de Mélanie, du collectif amiénois  Les réfractaires du 80, collectif qui organise du 14 au 18 juin des mobilisations contre les violences policières et judiciaires.

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Photo : Mike Von – Musique : Hoodoo

Covid, logement et précarité

La crise sanitaire étant aussi une crise économique, les situations de précarité sont exacerbées. Les dispositifs d’aides sont minimes et nous sommes loin du revirement dans les politiques libérales de réformes sociales. Pourtant, pour Jean-Luc Duriez de la Confédération Syndicale des Familles et Serge Vittu, CGTiste, la solution aux problèmes de l’habitat doit être globale et collective, notamment par la socialisation du « marché » du logement.

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Photo : Norbert Levajsics on Unsplash – Musique : Le bal chaloupé – Bonjour Tristesse

La 5G en question

Alors qu’une ordonnance gouvernementale, entrée en vigueur pendant le confinement, le 26 mars, facilite l’implantation et la modification d’antennes-relais en vue du déploiement de la 5G, la mobilisation s’organise contre cette technologie de télécommunication. Outre les dangers pour l’être humain et le vivant, c’est aussi sur le projet d’une société technologique de surveillance généralisée que se concentre les critiques

On en parle avec Pierre Rose, membre du collectif ACCAD, Anti Compteurs Communicants Artois Douaisis.

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Crédits photos : Ehimetalor Akhere Unuabona

Économie Sociale et Solidaire (ESS), Covid et capitalisme

Nous entendons par capitalisme un mode d’exploitation du travail et des ressources réalisé par des sociétés anonymes détenues par des apporteurs de capital également responsables de l’orientation politique de ces entreprises. Dans sa phase actuelle, le capitalisme concentre quelques entreprises formant des oligopoles dans la majorité des filières de production et dans le placement financier. Il comprend également les institutions administratives publiques et privées qui définissent les règles des échanges et les normes internationales.

Les petites entreprises de type artisanal, commercial, agricole etc., n’appartiennent pas au capitalisme. Elles appartiennent, comme l’essentiel de l’économie sociale, à des systèmes marchands localisés qui fonctionnaient bien avant le mode d’exploitation capitaliste mais sur lesquels celui-ci tente d’imposer ses règles de fonctionnement.
(...)
         J.-F. Draperi - Revue internationale de l'économie sociale

Dans ce texte, écrit en 2010 et concernant à l’origine l’entrepreneuriat social, Jean-François Draperi estime par ailleurs qu’il est essentiel de comprendre les dynamiques du capitalisme et de maintenir un pôle de pensée qui alimente et se nourrit des pratiques alternatives au capitalisme.

Dix ans plus tard, en 2020, la pandémie du Covid 19 confine la moitié de l’humanité, amène les États à agir de façon massive contre le « marché » et balaye (tout au moins provisoirement) les contraintes financières qui imposaient leur loi. Au sein de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS), les solidarités se multiplient : fabrication de masques protecteurs, distributions alimentaires, animations confinées, etc.
Quelle sera la portée de ces initiatives ? Quels enseignements l’ESS pourra-t-elle tirer de cette crise ? Comment pourra-t-elle prolonger ses engagements ?

Typiquement, l’ESS peut-elle dorénavant se « contenter » de brandir la référence à ses « valeurs » ? L’ESS peut-elle continuer de s’inscrire dans une « complémentarité » avec l’économie « classique », « traditionnelle », « capitaliste »…? N’est-il pas temps, n’est-il pas urgent, d’affirmer que, au delà des « valeurs » portées par l’ESS, c’est tout un système économique, le capitalisme, qu’il convient de combattre ?

Et puis, au-delà d’une forme d’incantation, l’ESS ne se doit-elle pas d’expliciter ce que recouvre ce propos : « combattre le capitalisme » ? Dans le concret, il s’agit par exemple de reprendre à nouveaux frais les questions suivantes :

  • se placer hors de la loi du marché
  • la propriété des moyens de production
  • la socialisation intégrale des activités économiques essentielles, sous le contrôle des travailleurs, travailleuses, usagers, usagères, habitants, habitantes
  • le contenu de la production : quels biens, quels services sont nuisibles ? Quels biens quels services, sont des « biens communs », qu’il importe de placer sous le régime d’une « propriété sociale » ?
  • l’autogestion
  • la place du travail dans notre vie
  • les conditions de travail
  • ESS et services publics
  • etc.

Au travers des chroniques radiophoniques qui suivent, Micros-rebelles souhaite aborder l’ensemble de ces questionnements. N’hésitez pas à vous y inscrire ! ….

Covid et numérique

Extrait du Monde diplomatique, avril 2020, édito de Serge Halimi :

(...) Corollaire du « Restez chez vous » et de la « distanciation », l’ensemble de nos sociabilités risquent d’être bouleversées par la numérisation accélérée de nos sociétés. L’urgence sanitaire rendra encore plus pressante, ou totalement caduque, la question de savoir s’il est encore possible de vivre sans Internet. Chacun doit déjà détenir des papiers d’identité sur lui ; bientôt, un téléphone portable sera non seulement utile, mais requis à des fins de contrôle. Et, puisque les pièces de monnaie et les billets constituent une source potentielle de contamination, les cartes bancaires, devenues garantie de santé publique, permettront que chaque achat soit répertorié, enregistré, archivé. « Crédit social » à la chinoise ou « capitalisme de surveillance », le recul historique du droit inaliénable de ne pas laisser trace de son passage quand on ne transgresse aucune loi s’installe dans nos esprits et dans nos vies sans rencontrer d’autre réaction qu’une sidération immature. Avant le coronavirus, il était déjà devenu impossible de prendre un train sans décliner son état-civil ; utiliser en ligne son compte en banque imposait de faire connaître son numéro de téléphone portable ; se promener garantissait qu’on était filmé. Avec la crise sanitaire, un nouveau pas est franchi. À Paris, des drones surveillent les zones interdites d’accès ; en Corée du Sud, des capteurs alertent les autorités quand la température d’un habitant présente un danger pour la collectivité ; en Pologne, les habitants doivent choisir entre l’installation d’une application de vérification de confinement sur leur portable et des visites inopinées de la police à leur domicile. Par temps de catastrophe, de tels dispositifs de surveillance sont plébiscités. Mais ils survivent toujours aux urgences qui les ont enfantés. (...)

En perspective de cet édito, Micros-rebelles donne la parole, en audio-conférence, à Arthur, Gaspard et Valentin. Ils travaillent dans l’informatique, ou sont utilisateurs du numérique, ou, tout simplement, ils s’efforcent d’exercer un certain regard critique sur leur environnement.

Parmi les thématiques abordées, en appui sur le Covid 19 :

  • la numérisation de nos vies
  • la technologie nous sauvera-t-elle ?
  • éducation nationale et numérique, en temps de Covid
  • la sobriété numérique
  • l’appli Stop Covid
  • le capitalisme de surveillance
  • les logiciels libres
  • la création de valeur sur les données
  • 5G et Covid
  • les GAFAM (Google – Amazon – Facebook – Apple – Microsoft) et le Covid
  • numérique et transformation des rapports sociaux

N’hésitez pas à réagir à leurs propos : contact@micros-rebelles.fr et sur le répondeur de Micros-rebelles 03 74 71 24 87

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Leurs virus, nos morts

Pièce et main d’œuvre, atelier de fabrique d’un esprit critique basé à Grenoble, a fait paraître un article intitulé Leurs virus, nos morts.

P & MO y  montre comment la pandémie de coronavirus trouve son origine dans la société industrielle : urbanisation, exploitation animale, destruction des habitats naturels, etc, mais surtout que ce type de maladie pourrait être qualifiée de « civilisationnelle ».

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Picture By https://www.vperemen.com/ (Own work) CC BY-SA 4.0 via Wikimedia Commons

Coronavirus et crise économique

Benoît Borrits est animateur de l’association Autogestion et du site Économie.org, il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont Au-delà de la propriété, Pour une économie des communs (2017, La découverte) et, publié en 2020, Virer les actionnaires, pourquoi et comment s’en passer ? (Syllepse).

Et justement l’économie avec l’épidémie de Covid 19 semble à un tournant, la production mondiale est en chute libre, le PIB de la zone euro a diminué de 24%, début 2020, on évoque des renationalisations, le rachat des emprunts de certains pays d’Europe par la BCE, etc. Alors que ce répit lié au confinement, réveille les espoirs des écologistes et des objecteur.ice.s de croissance, les mesures prises par le gouvernement en France sont au contraire en faveur du capital, du profit, pour une remise en marche d’une économie de marché dont on prend aujourd’hui d’autant plus conscience des dégâts qu’elle cause.

Pourtant d’autres solutions immédiates ou en sortie de crise sont possibles, on en parle au téléphone avec Benoît Borrits.

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