Archives de catégorie : Micros rebelles reportage

Les reportages de Micros rebelles

Pour que Fatoumata reste en France

Fatoumata est une jeune guinéenne « mineure non accompagnée ». Elle vient d’obtenir le bac au lycée de Wingles, avec 17 l’an dernier à l’oral du bac français, et est admise en BTS à Arras. Ses deux jeunes frère et sœur sont également scolarisés. Orpheline, confiée avec eux à un oncle qui les a employés comme domestiques, Fatoumata a été mariée à 15 ans sous la menace à un homme de 67 ans. Elle a fui son pays avec son frère et sa soeur.
Elle aura 18 ans le 24 août et vient de recevoir l’avis de l’Ofpra lui refusant de rester en France. Au lycée, c’est la consternation.

L’Ofpra lui reproche de ne pas apporter suffisamment de preuves des sévices vécus, de produire un récit moult fois entendu. Sans doute notre administration n’a-t-elle pas encore réalisé que les violences subies par les femmes sont moult fois vécues à l’identique.

Alors que la lutte contre les violences faites aux femmes et l’aide aux victimes est « une grande cause nationale », va-t-on les réserver à celles que le hasard a fait naître sur notre territoire ?

Fatoumata nous a accordé un long entretien, que nous vous proposons ci-dessous, en podcast et en téléchargement.

Au préalable, nous avons reçu, en studio, 2 enseignantes de Fatoumata. Elles se mobilisent pour que Fatoumata reste en France.

On trouvera le texte de la pétition pour Fatoumata en suivant ce lien.

Podcasting

Échanges en studio avec Muriel et Véronique, enseignantes de Fatoumata

 

Échanges en studio avec Fatoumata

Téléchargements

Échanges en studio avec Muriel et Véronique, enseignantes de Fatoumata

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Échanges en studio avec Fatoumata

Pour télécharger un fichier son dans la liste ci-dessous : Clic droit sur le lien correspondant, puis « Enregistrer la cible du lien sous »

Faidherbe doit tomber! Qui est Faidherbe ?

Quel est le lien entre George Floyd et Faidherbe ? Comment des violences policières policières, on en arrive aux figures criminelles de la colonisation ? Pour y répondre, il faut penser le continuum colonial, de la violence de l’époque impérialiste à la violence de l’État policier qui érige le racisme comme système. Il faut donc interroger  l’histoire et repenser notre rapport à la mémoire, que celle-ci fasse enfin l’objet d’un débat démocratique.

À Lille notamment, des campagnes de déboulonnage de ces symboles coloniaux, tels Faidherbe, trouvent un nouveau souffle dans ces luttes actuelles. On en parle avec Nicolas, Olivier et Joohee de l’Atelier d’Histoire Critique, ces deux dernièr.es étant aussi membres du Collectif Décolonial Déterminé.

Podcasting

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Quartiers populaires, racisme, violences policières, combat militant – FUIQP

Micros-rebelles a rencontré Djellali Seddaoui, habitant du quartier de la Fosse 5 à Libercourt, militant au FUIQP et président de l’association Culture et vous qui offre un lieu de convivialité dans ce quartier et propose des évènements culturels pour se rencontrer, et Saïd Bouamama, sociologue et militant, membre fondateur du FUIQP, Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires, collectif qui oeuvre pour la transmission de l’histoire coloniale et esclavagiste du point de vue des opprimé-es. (www.fuqip.org)

Ils nous ont reçu dans le local de Culture et vous qui se trouve sur un ancien carreau de mine. Ensemble nous avons échangé sur leur vécu dans les quartiers populaires, sur le racisme et les violences policières.

Ce long échange donne lieu à une interview en 5 parties, que nous ajouterons prochainement.

1e partie : Quartiers populaires : de Roubaix à Libercourt

Podcasting

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Musique : Salvaje libertad de Derrok

2e partie : Le racisme est ancré dans le système, il a le pouvoir de faire mal

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3e partie : Violences policières et rapport à la police

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4e partie : Le choix du militantisme

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Musique : Miel de Derrok

5e partie : La place du combat pour la mémoire et l’histoire dans le travail du FUIQP et un retour sur la manifestation du 20 juin à Lille « Faidherbe doit tomber »

Podcasting

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Musique : Espinal de DerrokQuartier de la fosse 5 à LibercourtAncienne usine de réparation et maintenance de trains, aujourd’hui lieu de l’association Culture et vous, quartier de la fosse 5 à Libercourt.Photos : Jérémy-Günther-Heinz Jähnick sur Wikimédia

 

Souvenir d’une vélorution

Le 20 mai dernier, une  jeune femme est décédée sur son vélo à Lille, tuée par un camion qui ne l’a pas vue.

La vélorution mensuelle lui a rendu hommage, mais a aussi alertée (encore) sur la nécessité de donner au vélo une véritable place dans l’espace public.

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Manif santé Lille – 16 juin

Une belle manif à Lille ce 16 juin, pour dénoncer le retour à l’anormal.

Interviews croisées, et à deux voix…

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Mardi 16 juin 2020, manifestation pour et avec les soignants. Avenue de Segur. Paris

Violences policières – Les réfractaires du 80

Le mouvement « Black lives matter » met en avant le racisme d’État, le racisme comme système, la brutalité des forces de l’ordre, la violence des rapports de classe dans la société capitaliste en France comme aux USA. Sur ce sujet, nous avons souhaité donner la parole à des personnes qui ont subie ou subissent cette violence. C’est le cas de Mélanie, du collectif amiénois  Les réfractaires du 80, collectif qui organise du 14 au 18 juin des mobilisations contre les violences policières et judiciaires.

Podcasting

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Photo : Mike Von – Musique : Hoodoo

Covid, logement et précarité

La crise sanitaire étant aussi une crise économique, les situations de précarité sont exacerbées. Les dispositifs d’aides sont minimes et nous sommes loin du revirement dans les politiques libérales de réformes sociales. Pourtant, pour Jean-Luc Duriez de la Confédération Syndicale des Familles et Serge Vittu, CGTiste, la solution aux problèmes de l’habitat doit être globale et collective, notamment par la socialisation du « marché » du logement.

Podcasting

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Photo : Norbert Levajsics on Unsplash – Musique : Le bal chaloupé – Bonjour Tristesse

La 5G en question

Alors qu’une ordonnance gouvernementale, entrée en vigueur pendant le confinement, le 26 mars, facilite l’implantation et la modification d’antennes-relais en vue du déploiement de la 5G, la mobilisation s’organise contre cette technologie de télécommunication. Outre les dangers pour l’être humain et le vivant, c’est aussi sur le projet d’une société technologique de surveillance généralisée que se concentre les critiques

On en parle avec Pierre Rose, membre du collectif ACCAD, Anti Compteurs Communicants Artois Douaisis.

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Crédits photos : Ehimetalor Akhere Unuabona

Économie Sociale et Solidaire (ESS), Covid et capitalisme

Nous entendons par capitalisme un mode d’exploitation du travail et des ressources réalisé par des sociétés anonymes détenues par des apporteurs de capital également responsables de l’orientation politique de ces entreprises. Dans sa phase actuelle, le capitalisme concentre quelques entreprises formant des oligopoles dans la majorité des filières de production et dans le placement financier. Il comprend également les institutions administratives publiques et privées qui définissent les règles des échanges et les normes internationales.

Les petites entreprises de type artisanal, commercial, agricole etc., n’appartiennent pas au capitalisme. Elles appartiennent, comme l’essentiel de l’économie sociale, à des systèmes marchands localisés qui fonctionnaient bien avant le mode d’exploitation capitaliste mais sur lesquels celui-ci tente d’imposer ses règles de fonctionnement.
(...)
         J.-F. Draperi - Revue internationale de l'économie sociale

Dans ce texte, écrit en 2010 et concernant à l’origine l’entrepreneuriat social, Jean-François Draperi estime par ailleurs qu’il est essentiel de comprendre les dynamiques du capitalisme et de maintenir un pôle de pensée qui alimente et se nourrit des pratiques alternatives au capitalisme.

Dix ans plus tard, en 2020, la pandémie du Covid 19 confine la moitié de l’humanité, amène les États à agir de façon massive contre le « marché » et balaye (tout au moins provisoirement) les contraintes financières qui imposaient leur loi. Au sein de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS), les solidarités se multiplient : fabrication de masques protecteurs, distributions alimentaires, animations confinées, etc.
Quelle sera la portée de ces initiatives ? Quels enseignements l’ESS pourra-t-elle tirer de cette crise ? Comment pourra-t-elle prolonger ses engagements ?

Typiquement, l’ESS peut-elle dorénavant se « contenter » de brandir la référence à ses « valeurs » ? L’ESS peut-elle continuer de s’inscrire dans une « complémentarité » avec l’économie « classique », « traditionnelle », « capitaliste »…? N’est-il pas temps, n’est-il pas urgent, d’affirmer que, au delà des « valeurs » portées par l’ESS, c’est tout un système économique, le capitalisme, qu’il convient de combattre ?

Et puis, au-delà d’une forme d’incantation, l’ESS ne se doit-elle pas d’expliciter ce que recouvre ce propos : « combattre le capitalisme » ? Dans le concret, il s’agit par exemple de reprendre à nouveaux frais les questions suivantes :

  • se placer hors de la loi du marché
  • la propriété des moyens de production
  • la socialisation intégrale des activités économiques essentielles, sous le contrôle des travailleurs, travailleuses, usagers, usagères, habitants, habitantes
  • le contenu de la production : quels biens, quels services sont nuisibles ? Quels biens quels services, sont des « biens communs », qu’il importe de placer sous le régime d’une « propriété sociale » ?
  • l’autogestion
  • la place du travail dans notre vie
  • les conditions de travail
  • ESS et services publics
  • etc.

Au travers des chroniques radiophoniques qui suivent, Micros-rebelles souhaite aborder l’ensemble de ces questionnements. N’hésitez pas à vous y inscrire ! ….