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Mobilisations lycéennes : la fracture et la force

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Un podcast publié le 06/10/2026 à 14h
éducation luttes sociales

Depuis une dizaine de jours, plusieurs centaines de lycées en France sont le théâtre de mobilisations de lycéens et lycéennes, réclamant des classes moins surchargées, le remplacement des professeur.es absent.es, la réhabilitation de leurs établissements scolaires dégradés ou encore la suppression de Parcoursup, triant et mettant les élèves en concurrence, accentuant l’anxiété et le stress. Pour les lycéens et lycéennes, il s’agit demander une chose simple : une réelle égalité des chances et non des discriminations en fonction de la ville dont ils et elles sont issu.es ou en fonction de la localisation de leurs établissements scolaires.

Depuis le début du mouvement, la répression policière est particulièrement forte et les conséquences de plus en plus dramatiques :

  • plus de 5 000 élèves arrêté.es ;
  • 215 élèves blessé.es ;
  • à Tours, un jeune de 16 ans a perdu l’usage d’un œil compatible avec l’impact d’une balle de défense de type LBD ;
  • à Saint-Ouen-l’Aumône, un jeune de 14 ans a subi un tir tendu de lanceur de grenade lacrymogène devant son lycée, qui a aujourd’hui la mâchoire scellé, ne peut plus parler et s’alimente avec une paille.

Le lundi 5 octobre 2026, un nouveau drame a eu lieu. Alors que des lycéens et lycéennes étaient mobilisé.es devant le Lycée Auguste Béhal de Lens, un lycéen de 15 ans et élève de seconde a eu sa main arrachée par une grenade de désencerclement. Et alors que le procureur de Béthune n’est pas encore en mesure d’expliquer la manière dont ce jeune se retrouve amputé de sa main, une question se pose : comment des jeunes lycéens et lycéennes mobilisé.es pour l’égalité des chances peuvent se retrouver du jour au lendemain en garde à vue, blessé.es, éborgné.es ou encore amputé.es d’une main ?

Crédits : 01 - Mobb Deep - Shook Ones, Pt. II ; Image issue de Maps