Quel est le devenir du rail, notamment dans notre région des Hauts de france ?
Avec l’annonce d’une ouverture au marché privé, les cheminot-es s'alarment.
Dans un communiqué de presse, la CGT Cheminots Nord Pas de Calais s’inquiète du devenir des TERGV, service propre aux Hauts de france. Le conseil régional souhaite ouvrir le service TER Hauts de france à la concurrence, en proposant la gestion des services par des appels d’offre. Le syndicat s’interroge sur le coût engendré par cette ouverture à la concurrence, les améliorations pour les voyageurs et voyageuses, la pertinence économique et ferroviaire et rappelle que la Grande Bretagne a opté il y a plusieurs décennies pour la privatisation et que le constat aujourd’hui est loin d’être satisfaisant.
Un article en date du 23 juillet 2026, publié sur le site nvo.fr, qui est l’organe de presse de la CGT, nous apprend qu’une étude d'une association allemande classe la France dernière d'Europe pour les investissements publics dans le rail. L’État français n’investit que 70 euros par an et par habitant dans son système ferroviaire, en comparaison, c’est 622 euros au Luxembourg, 504 en Suisse, 222 en Allemagne et 209 au Royaume-Uni. Il est estimé qu’il manque un plus de 1,5 milliard d’euros pour régénérer le système ferroviaire français. Aujourd’hui la SNCF s’auto-finance, à l’aide du fonds de concours et de péages notamment, ainsi elle finance le réseau pour les entreprises privées qui l’utilisent.
Pour discuter plus en détail de l’état actuel et de l’avenir du rail dans notre région, des TERGV, et du devenir de certaines gares, comme celle de Lens, et plus largement pour questionner le modèle de société que nous désirons, nous accueillons Gauthier Brouckaert, secrétaire général du syndicat des cheminots CGT de Lens et environs.
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